Rythmes de femmes

Formation continue du Comité !

Le comité Graines de Vie travaille si dur, depuis déjà 2 ans… 

Il y a tant à penser, à organiser, à explorer… comment rester efficaces dans des moments qui ne sont pas propices à telles ou telles tâches ? Comment ne pas nous épuiser ? Comment continuer durablement et de façon pérenne ? Comment mettre en place les outils adéquats pour s’assurer le respect du rythme de chacune ?  

Quel beau cadeau nous a fait Marianne Grasseli Meier la semaine dernière… on a pu avoir certaines réponses pratiques qui ont émergées de sa mini formation grâce à de meilleures connaissances sur le cycle féminin et ce fût un véritable privilège que d’y accéder. 

Nous avions besoin d’apprendre comment allier travail et respect de ces cycles et nous sommes maintenant équipées pour explorer ensemble, en dialoguant, partageant, comprenant mieux ce que chacune d’entre nous vit selon là où elle en est dans son cycle, dans sa vie, dans son être et tout cela en restant dans l’idéal des valeurs de Graines de Vie !! 

Il nous tient à cœur de continuer maintenant de respecter les rythmes et besoins de chacune car c’est l’essence même, le terreau de Graines de Vie… que nous sommes désireuses de transmettre à travers l’exemple à nos membres.

Merci encore Marianne !

Et si vous êtes désireuses d’en savoir plus ou de recevoir ce genre de connaissances, nous pourrions répondre à votre besoin en organisant une telle transmission chez Graines de Vie aussi pour vous…

A propos de Marianne, il y a eu, la même semaine, un article paru dans le Journal Migros, le 25.10.2021 

La sorcière sort du bois | Migros

Mon univers

LA SORCIÈRE SORT DU BOIS

Elle n’a ni nez crochu, ni chapeau pointu. Marianne Grasselli Meier, écothérapeute, est bien loin de l’imagerie médiévale. Pourtant, elle dit appartenir à cette catégorie de femmes jadis pourchassées et brûlées vives, que la pop culture et l’écoféminisme ont remis sur le devant de la scène.

Texte Christine Werlé

Photos Matthieu Spohn

Marianne Grasseli Meier, chamane, dans le Jura bernois a participé au projet de livre d’illustrations sur les sorcières modernes de la photographe lausannoise Anne Voeffray.

Il y a les sorcières qui se définissent comme telles. Et puis il y a celles qui sont perçues comme telles. Marianne Grasselli Meier appartient à la deuxième catégorie. Mais n’imaginez surtout pas la vieille femme méchante, vivant recluse dans la forêt. Marianne Grasselli Meier, c’est la fille d’à côté, sympathique et bienveillante. Dans son village de Péry-La Heutte (BE), cette écothérapeute de formation ne jette aucun sort ni ne concocte de filtre d’amour: si l’on fait appel à ses services, c’est simplement pour se sentir mieux. «Lors de mes écorituels, qui se déroulent en pleine nature, je remets les personnes en lien avec la nature dans le but de régler leurs problèmes. Je ne pense pas faire de la magie: je débloque des nœuds, j’ouvre des portes, et tout devient possible», explique Marianne Grasselli Meier, qui assure avoir changé la vie de certaines personnes par ses soins. «Par exemple, des femmes qui pensaient qu’elles ne pourraient plus avoir d’enfants ou ne plus retrouver l’amour. En fait, mon travail, c’est précisément ce qu’on demandait aux sorcières du Moyen Âge.» Mais point ici de plume de corbeau, de bave de crapaud ou d’autel sacrificiel. «Je ne me reconnais pas dans la panoplie classique de la sorcière. Je soigne le corps et l’esprit au moyen des quatre éléments que sont l’air, le feu, la terre et l’eau.»

Une femme à part

Marianne Grasselli Meier n’a pas toujours été cette sorcière contemporaine que son entourage voit en elle. Née à Genève le 5 décembre 1957, elle suit une formation de musicienne classique au conservatoire, dans les pas de son père. Elle se marie une première fois à 18 ans mais peine à trouver sa place dans la société. «J’ai toujours été un mouton noir. Je me sentais vulnérable, incomprise, décalée.» A la recherche de son identité, elle entame un cheminement spirituel à l’adolescence. La jeune Marianne s’éloigne du christianisme. «Le monothéisme me gênait, et je me suis tournée vers le paganisme, plus en lien avec la nature et surtout avec la lune et la féminité.» Dans les années 1990, après s’être formée à la musicothérapie, sa recherche de communion avec la nature l’amène presque logiquement à l’écothérapie, qu’elle pratiquera longtemps dans l’ombre. Son destin, Marianne Grasselli Meier ne pourra toutefois pleinement l’accomplir que sur cette terre mystique qu’est le Jura bernois, où son troisième mariage la conduit  en 2010. «Je me suis souvent dit que je m’étais donnée naissance à moi-même.» 

Par la pratique d’écorituels, Marianne Grasseli Meier aide les personnes à se reconnecter avec la nature. En 2013, un grave pépin de santé fait bifurquer son parcours de vie: un décollement de la rétine la laisse aveugle pendant près de neuf mois. Guérie après quatre opérations, elle décide de sortir définitivement du monde de la nuit en mettant en lumière sa pratique. «C’est à ce moment-là que j’ai commencé à écrire des livres sur l’écothérapie. L’écriture a aussi facilité mon intégration dans la société. Ecrire un livre, cela veut dire que l’on a accès à une structure de pensée», raconte Marianne Grasselli Meier. Sa détermination à vivre désormais au grand jour la conduit aussi à participer au projet de livre illustré de la photographe vaudoise Anne Voeffray, «Chasse aux sorcières». Une magicienne parmi une centaine d’autres, immortalisée par la grâce du papier glacé.

Au grand jour

Si aujourd’hui les sorcières n’ont plus peur de la lumière, c’est grâce à Hollywood, bien sûr, mais surtout grâce à l’écoféminisme, ce courant né dans les années 1970 qui voit un lien entre la destruction de la nature et l’oppression des femmes. «Le combat pour l’écologie rejoint aujourd’hui celui pour les droits des femmes, et ça, c’est nouveau par rapport aux sorcières du passé», commente Marianne Grasselli Meier. D’ailleurs, n’a-t-on pas vu des Genevoises revendiquer le statut de sorcière lors de la grève des femmes du 14 juin 2019? «Ce sont des jeunes femmes qui se rebellent contre le conservatisme, qui veulent être libres, sans tabou, indépendantes sexuellement», analyse notre écothérapeute. Car c’est aussi cela la définition d’une sorcière moderne: l’accès à la liberté et à la non-soumission.

N’empêche. La réhabilitation n’est pas encore entérinée. Si elle suscite plus la curiosité que le rejet, Marianne Grasselli Meier reste une originale à Péry-La Heutte (BE), une sorcière que l’on continue de consulter en secret, presque honteusement. «Ma pratique n’est pas encore très ouverte, car il y a de l’impalpable dans mes soins.» Et la part de folklore reste tenace dans l’esprit de ses patients. «Ils attendent de moi du spectaculaire, mais je ne peux pas leur en donner. Je remets à mes patients des outils. La guérison ne peut venir que d’eux.» Sortir du folklore, oui, et enfin exister en dehors d’Halloween.

Le Musée des sorcières

Fondé en 2009 par Wicca Meier-Spring, le Musée des sorcières est le premier du genre en Suisse. Installé dans les salles historiques du château de Liebegg à Gränichen (AG), sur une surface de 275 m2, il possède une collection de plus de 1300 objets en lien avec la sorcellerie. «Hexen», son exposition permanente, présente les procès de sorcières en Suisse et en Europe, et met en lumière leurs conséquences sur le présent. L’exhibition ouvre également une fenêtre sur l’histoire des croyances et des superstitions populaires suisses, raconte des légendes et fait revivre les coutumes de nos ancêtres. Les textes explicatifs sont majoritairement en allemand, mais certains sont également traduits en français. Un audioguide gratuit en six langues est toutefois disponible à l’entrée du musée.

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